Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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SYLVAIN SAVOIA BD REPORTER - Instant Rémois
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Sylvain Savoia

SYLVAIN SAVOIA BD REPORTER

Sylvain Savoia

Sylvain Savoia est un explorateur. Un peu comme Tintin mais avec un carnet de dessins sous le bras, en guise d’appareil photo. Ce n’est pas à Moulinsart que nous l’avons rencontré, entre deux escapades au bout du monde, mais à Mont-Notre-Dame, un petit village axonais. Là, dans la quiétude de son atelier, ce Rémois d’origine esquisse les souvenirs de ses voyages. « J’aime bien le rapport physique avec le papier. » D’ailleurs, c’est en lisant un article du journal Le Monde qu’il découvre l’histoire des rescapés de Tromelin, des esclaves malgaches qui ont survécu durant quinze ans sur une île déserte. Intrigué par cette histoire, il contacte les archéologues qui travaillaient sur le sujet et rencontre l’un d’eux à Paris. Un monsieur de 70 ans, « genre d’Indiana Jones extraordinaire et humble », se souvient-il. En 2008, ce dernier l’invite à coiffer son chapeau Fedora et à les suivre lors d’une exploration au milieu de l’océan Indien, sur les traces des rescapés de Tromelin. « On est partis à neuf sur ce petit îlot d’un km2. Nous étions complètement isolés. J’ai écris, fait beaucoup de photos, de croquis et surtout, j’ai creusé avec eux. C’était vraiment extraordinaire. »

« J’ai fait pas mal de choses que je me croyais incapable de faire »

Il a fallu plusieurs années à Sylvain Savoia pour publier son album « Les esclaves de Tromelin », sorti en 2015 chez Dupuis, mais cette expérience a marqué un tournant dans sa vie. « J’ai passé énormément de temps derrière ma table à dessin et Tromelin a été un peu le déclencheur. Depuis, j’ai fait pas mal de choses que je me croyais incapable de faire et que je partage à travers le dessin. » Comme prendre un cours avec un pilote d’hydravion, partir en expédition sur un voilier pour étudier l’impact de la pollution sur la méditerranée ou faire une mission de surveillance avec la douane aérienne française… Prochaine destination ? La République du Haut-Karabagh !  Ce nom ne vous dit rien ? Et pourtant, contrairement à la Syldavie ou au Rawajpoutalah (les fans de Tintin comprendront), ce pays, s’il n’est pas mentionné sur les cartes, existe bel et bien. « Ça se trouve entre l’Arménie, l’Azerbidjan et l’Iran. C’est un territoire qui n’est pas reconnu au niveau international. On est envoyé là-bas par la Revue Dessinée pour raconter ce pays à travers ses habitants. » De la matière pour un prochain album que l’on a hâte de découvrir…

Sylvain Savoia

Savoia et la BD, une histoire de potes

Sylvain Savoia, né le 30 septembre 1969 à Reims, a démarré la bande-dessinée dans la cité des Sacres avec des copains, avant de créer avec eux l’atelier 510TTC, pour aider les jeunes auteurs à se lancer. « Il y a une scène graphique rémoise qui travaille avec de grands éditeurs mais on parle très peu des auteurs de BD parce que nous sommes moins dans la performance technique. » Après des études à Bruxelles, où il a vécu pendant plusieurs années, il revient en France et s’installe dans l’Aisne tout en continuant à explorer le monde et la BD. Il partage ses aventures avec sa compagne, Marzena Sowa avec laquelle il publie une série régulière dans le journal de Spirou, « Marzi », tirée des souvenirs d’enfance de cette dernière, d’origine polonaise. Ses aventures ont été traduites dans une dizaine de langues. Sylvain Savoia a publié une BD policière, « Al’Togo » (Dargaud, 2003). Il a également édité en 2016 un album sur Henri Cartier Bresson, en partenariat avec l’agence Magnum.

Sylvain Savoia

Sylvain Savoia est parti sur la trace des esclaves oubliés de Tromelin et il en a tiré un album, paru en 2015.

PAR LAETICIA

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