Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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Quasimodo et Esmeralda - Instant Rémois
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Quasimodo et Esmeralda

Quasimodo

 

Avec des « si » on pourrait mettre l’histoire en bouteille, c’est bien connu. Pour la littérature, c’est pareil. Si Victor Hugo n’avait pas été le dernier rejeton d’un général d’empire, et s’il n’avait pas écrit « Odes et poésies diverses », et si Louis XVIII ne l’avait pas lu, alors il n’aurait pas été invité au sacre de Charles X et ne serait donc pas venu à Reims, la ville des sacres comme chacun sait. Et s’il n’était pas venu à Reims, nous n’aurions pas eu Quasimodo et Esmeralda. Peut-être n’aurions-nous même pas eu le best-seller Notre-Dame de Paris. Et, dans ce cas, les studios Disney auraient peut-être hésité à produire « Le bossu de Notre-Dame ». Allez savoir… Or donc, nous sommes le 26 mai 1825. Le jeune Victor Hugo a 23 ans. Il débarque avec trois jours d’avance à Reims pour suivre le sacre du roi Charles. En compagnie de trois de ses copains, histoire de partager les frais d’essence et de péage. Comme il fallait s’y attendre, les hôtels sont pleins et les beaux hôtels particuliers des bourgeois du coin ont été réquisitionnés pour tous les people invités. Les quatre compères doivent donc se rabattre sur un Airbnb avec des matelas par terre. Comme Victor a un peu de temps à perdre, il en profite pour visiter notre bonne ville. Curieux, voire téméraire, il s’aventure dans les quartiers mal famés et se retrouve à arpenter la rue folle-peine, pas très loin du canal qui n’existe pas encore. C’est là, passant devant une cour, qu’il aperçoit une sensuelle gitane effectuant quelques pas de danse, toutes jupes virevoltantes. Comme hypnotisé, le jeune Victor fait un selfie avec l’affriolante jeune femme. Poursuivant ses pérégrinations il remonte vers la basilique Saint-Remi. Et là, sur le parvis, il croise un drôle de bonhomme, petit, bossu, franchement laid. Dans le quartier, les paroissiens l’ont baptisé Quasimodo. En réalité, il s’appelle Albert-Henri Nicart, il a 30 ans, et c’est lui qui sonne les cloches. Victor taille le bout de gras, le prend en photo, ça peut servir. Ce n’est que plus tard, de retour à la capitale, que Victor Hugo se lancera dans l’écriture d’un roman autour de la cathédrale de Paris et créera les personnages d’Esmeralda et de Quasimodo, grâce à ses notes prises à Reims. Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’avec de bons avocats, le maire de Reims pourrait obtenir que le roman « Notre-Dame de Paris » soit rebaptisé « Saint-Remi de Reims », même si ça sonne moins bien. Et que les studios Disney renomment leur film « Le Bossu de Saint-Remi ». Ce ne serait que justice.

PAR SEBASTIEN

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