Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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J’AI TOUJOURS RÊVÉ DE TRAVAILLER… CHEZ KRUG - Instant Rémois
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J’AI TOUJOURS RÊVÉ DE TRAVAILLER… CHEZ KRUG

DIRECTEUR DE LA MAISON KRUG, DONT IL
REPRÉSENTE LA 6e GÉNÉRATION, OLIVIER KRUG NOUS RACONTE, ENTRE DEUX AVIONS, SES PASSIONS, SES RÊVES ET SES PÉCHÉS MIGNONS.

Comment vous décririez-vous ?
Je crois être assez dynamique, enthousiaste sans limite quand un sujet me passionne (et il y en a…), généreux, plutôt facile d’accès et profondément rémois, fier de notre belle et grande ville. Je profite de sa vie culturelle riche et populaire, des Flâneries musicales à la Cartonnerie, sans oublier le Stade de Reims. J’adore entraîner les gens dans mes histoires. J’adore le sport, la musique et bien sûr les grands vins et les hommes qui les créent.
Enfant, vous rêviez de devenir…
Sans surprise… j’ai toujours rêvé de travailler… chez Krug. Je ne savais pas bien ce que cela pouvait être mais j’étais subjugué par les odeurs qui sortaient du cellier voisin de notre maison familiale, par les conversations passionnées que mon père Henri avait avec les vignerons chez qui il m’emmenait, et par le caractère mystérieux de grands visiteurs devant lesquels on me demandait de particulièrement bien me tenir.

Si vous n’étiez pas « tombé dans le champagne »,
quel homme seriez-vous ?  
Impossible !


Quelle ville saurait retenir le grand voyageur que vous êtes ? 

Tokyo où j’ai eu la chance de passer les deux premières années de ma carrière. J’étais peut-être le premier Champenois à y être basé. J’y ai découvert, et peut-être stimulé, la passion des Japonais pour les grands champagnes. Je suis amoureux des multiples facettes cachées de cette culture si raffinée et hédoniste. Krug y est aussi connu que les plus grandes marques de luxe françaises. Il n’est pas rare que j’y sois reconnu dans la rue.
Quel est votre péché mignon ?
Je suis un supporter inconditionnel du Stade de Reims, qui restera toujours le « Grand Reims » dont me parlaient père et grand-père. Je suis souvent en tribune au milieu des supporters. Je suis aussi passionné de pêche au bar et prends un malin plaisir à rendre la vie à la plupart de mes prises. Celles que je garde finissent en très bel accord avec une grande cuvée.
Qu’aimeriez-vous dire à votre arrière-arrière-arrière-grand-père, Joseph Krug qui fonda la Maison de champagne
Krug ?
Je lui dirais que nous sommes allés au bout de sa vision d’excellence avec nos partenaires vignerons dont les parcelles sont isolées, de la vigne au vin clair, pour donner autant d’individualités. Joseph aurait été fier de voir la force de cette relation qu’il savait essentielle à la création d’un grand champagne.
À quelle époque auriez-vous aimé vivre ?
Celle-ci me va bien. J’adore la gourmandise intellectuelle de la génération Millénium, le fait que le digital ait cassé les barrières de la connaissance pour les curieux d’esprit. C’est absolument génial dans notre domaine qui était parfois réservé à certains qui se proclamaient connaisseurs et se gardaient de partager. La relation est directe, franche et je me régale de ces échanges avec mon propre compte Instagram.
Si vous pouviez effacer un épisode de votre vie…
Les catastrophes du Japon il y a sept ans. Des amis dont les familles étaient touchées sont revenus au travail le lendemain pour que le champagne, entre autres choses, puisse continuer à y vivre.
Si vous pouviez en revivre un…
Ma naissance, pour me souvenir de ma première goutte de Krug que j’ai malheureusement oubliée…

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