Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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FACE À FACE COURIR, C’EST DU SÉRIEUX

LA COURSE À PIED EST DEVENUE UN PHÉNOMÈNE DE MODE CES DERNIÈRES ANNÉES. L'OFFRE DES COMPÉTITIONS S'EST DIVERSIFIÉE ET LE MATÉRIEL S'EST FORCÉMENT ADAPTÉ À CETTE ÉVOLUTION. LE MONDE DU RUNNING EST MÊME UN BUSINESS TRÈS RENTABLE PAR LES TEMPS QUI COURENT. Les pistes sont passées de la cendrée au tartan, l'amorti a fait son apparition sur les chaussures, les courses nature sont en train de prendre le pas sur les compétitions sur route. La course à pied est en pleine mutation depuis plusieurs années. Si on le souhaite, on peut désormais courir tous les weekends. Avec un tel panel d'offres, les équipementiers se sont engouffrés dans la brèche, sentant le bon filon. Les prix des chaussures ont flambé et c'est devenu la course à l'armement. La tenue du trailer en est l'exemple même. Pour s'équiper de la tête au pieds à la dernière mode, il faut compter sur un budget avoisinant les 1000 euros. Avec la montre qui va bien au poignet (qui peut calculer la distance, la vitesse, indiquer les calories consommées, le rythme cardiaque et même parfois prendre en considération les dénivelés). Mais, avec tout ça, même pas sûr de se faire remarquer tant la pratique s'est démocratisée. Il est donc loin le temps où un tee-shirt et un short des plus classiques et une paire de chaussures de sport lambda suffisaient au bonheur des coureurs. L'AMATEUR À la base, la course à pied est un sport peu coûteux. Le style a évolué au fil des années. Un bandeau anti-sueur, un tee-shirt en coton, une paire de chaussettes de tennis, des chaussures quasiment sans amortie et un poignet absorbant pour faire "branché" suffisaient à l'époque. On pouvait aussi bien fréquenter les courts de tennis que les courses sur route avec un tel attirail. Coût total : 100 euros à tout casser...

PARTEZ A LA DECOUVERTE DE L’AFRIQUE DU SUD !

Par sa juxtaposition des peuples, traditions et sa très grande diversité de paysages, l’Afrique du Sud, est, sans conteste, à elle seule, un concentré de notre planète. Océans, montagnes, savanes et canyons se succèdent au gré des routes empruntées… C’est alors que le choc et le poids des us et coutumes apparaissent selon les différentes régions. Si la culture européenne semble bien ancrée sur le Western Cape, on reste subjugué, à 1 heure de vol de là, par l’étonnante âme africaine qui résonne partout dans le Kwazulu Natal et par le retour à la vie sauvage dans la Province de Mpumalanga. 5 étapes incontournables pour découvrir la richesse et la beauté de ce pays. 1. De Johannesburg à Pretoria L’avion en provenance de Charles de Gaulle, après une escale à Londres, vous fera atterrir à Johannesbourg, la plus grande ville d'Afrique du Sud et la capitale de la province de Gauteng. De l’or découvert sur le site en a fait sa prospérité et son développement au XIXe siècle. Une belle journée vous attend pour découvrir l’histoire de la ville. Le vaste township de Soweto a accueilli Desmond Tutu et Nelson Mandela dont l'ancien domicile est devenu aujourd'hui le musée Nelson Mandela. Soweto compte également des musées consacrés à la lutte contre la ségrégation, dont le sobre Musée de l'apartheid et Constitution Hill, une ancienne prison. Direction Pretoria, lieu d'investiture de Nelson Mandela. Une visite au Voortrekker Monument, qui rend hommage aux colons afrikaners du XIXe siècle venus de la colonie du Cap, avant de se diriger vers la gare.. 2. « Autant en emporte le …train » Installez-vous à bord du Rovos Rail. Les Pullman suites sont spacieuses, et offrent la possibilité de voyager en privé, dans le confort et le luxe. Toutes sont équipées d'un bureau, et le room service est disponible 24 heures sur 24. Une première escale à Kimberley pour visiter The Big Hole, et le Musée de la Mine qui renfermait l'un des plus riches gisements de diamants jamais découvert. La deuxième escale vous emmènera au village historique de Matjiesfontein, un véritable musée à ciel ouvert, inscrit à l'inventaire des monuments historiques du pays depuis 1970. Votre voyage en train sera bercé par les vues remarquables sur le Fleuve Touws et Worcester vers Capetown. 3. Le Cap de Bonne Espérance, bijou enserré entre mer et montagne...

UNE JOURNÉE AVEC DAMIEN CAMBRES

Après 19 ans passés dans la maison Pol Roger, Dominique Petit a transmis les clés de la cave sparnacienne à Damien Cambres. À 43 ans, lui qui, un an plus tôt, était venu à l'entretien de recrutement sans conviction, a été séduit par l’histoire de la maison, sa philosophie, la qualité de la production et la famille. Journée type d’un mercredi 5:00 - Mon réveil sonne deux à trois fois le matin, j’écoute France Info pour me mettre rapidement dans le bain. J’apprécie de me réveiller tôt pour prendre mon temps. 5:30 - Je prends mon petit-déjeuner devant BFM TV pendant 30 minutes. 6:45 - Après une demi-heure de route, j’arrive à mon bureau. Je commence par ma boîte mail et je fixe les priorités du jour. 7:15 - Je fais le tour des services de production pour saluer l’ensemble de mon équipe, et évoquer les événements de la veille. 8:30 - De retour à mon bureau, je m’occupe des tâches administratives. 9:30 - Je prends le café avec mon adjointe, Sandra, et mon assistante, Agathe, avant de débuter une réunion d’encadrement. Nous organisons le planning de la semaine suivante. 10:30 - Je descends en cave rejoindre Laurent d’Harcourt, Hubert de Billy, Matthieu Blanc, Sandra et Jean-Louis Moigneau pour une dégustation descriptive du prochain millésime de notre cuvée Rosé qui sera lancée dans quelques semaines. Nous dégustons toujours le millésime actuel et le nouveau pour établir la fiche technique. La présence des uns et des autres est importante pour que chacun donne ses impressions et échange sur le potentiel de vieillissement. Cette dégustation intervient trois mois minimum après dégorgement*. 11:30 - La production s’arrête. Je reprends quelques tâches administratives jusqu’à mon déjeuner. 12:30 - Je pars déjeuner en ville avec des amis/collègues dans le centre-ville d’Epernay. 13:30 - J’entame l'après-midi par un deuxième tour dans les services de production. 14:00 - En période de tirage**, c’est l’heure du point sur les volumes de la cave avec Sandra. Nous avons une ligne toute récente (10 000 bouteilles/heure) et les sorties de ligne se font manuellement, cela nécessite une maîtrise sans faille de notre organisation puisque cette étape requiert une vingtaine de personnes, soit la moitié de notre équipe en production. Les bouteilles sont ensuite descendues à la cave par le biais de tombereaux*** et nous procédons alors à l’entreillage**** à la main. 15:00 - Je fais un passage rapide sur la ligne de tirage qui est située juste derrière mon bureau. 16:00 - Je retourne à mon bureau pour la tenue des registres de cave, je prépare mes réunions et je fais un point technique avec la maintenance. 17:20 - Fin de la production, je récupère les chiffres de l’activité du jour (tirage, dégorgement, ventes, expéditions). 19:00 - Je suis de retour à la maison, je commence à préparer le dîner. Un bar de ligne avec des légumes du soleil au barbecue fera l’affaire pour ce soir ! *Dégorgement : action pour éliminer le dépôt de sédiments que le remuage a accumulé dans le col de la bouteille. **Tirage : l’ensemble des opérations permettant la mise en bouteilles des vins tranquilles issus du premier cycle de vinification. Cette étape...

LES RÉMOISERIES DE LAURIE

LAURIE S'EST ENGAGÉE DANS UNE DÉMARCHE DE CONSOMMATION LOCALE. ELLE PROPOSE À SES HÔTES DES SAVONS ET SHAMPOINGS SOLIDES, DES LINGETTES DÉMAQUILLANTES RÉUTILISABLES. Sans doute avez-vous entendu parler de Laurie et de son blog "Les Rémoiseries de Laurie". Depuis sa création en 2011, et aussi grâce à son tote bag à succès, elle est devenue une figure rémoise dont on reconnait le joli minois. Autodidacte, fidèle lectrice de magazines spécialisés et adepte de l'écriture depuis son plus jeune âge, Laurie est devenue journaliste freelance spécialisée dans le vin et la gastronomie. Elle travaille en parallèle dans l’hôtellerie ce qui l'a amenée naturellement à son projet de chambre d’hôtes. En 2016 après avoir trouvé leur maison, Laurie et son ami Jérôme concrétisent leur projet. Après une année de travaux, la chambre d’hôtes Mes Rémoiseries voit le jour. Rénové du sol au plafond, cet ancien presbytère de 1885 appartenait à un artiste rémois. Méconnaissable, le lieu abrite désormais le jeune couple. Et leurs hôtes, pour la plupart des étrangers venant découvrir Reims et ses environs. Il n'y est pas rare de partager une bouteille de vin avec les propriétaires qui se font un plaisir de distiller leurs conseils gastronomiques. Échanger et apprendre, c’est ce que Laurie recherche dans cette proximité. Laurie s'est engagée dans une démarche de consommation locale. Elle privilégie les commerces de bouche de proximité, achète ses courses en vrac, commande son café aux Cafés Person et recommande les restaurants et vignobles locaux. Mettre en valeur notre patrimoine est l'une de ses ambitions. Elle valorise une consommation raisonnable, elle propose à ses hôtes des savons et shampoings solides, des lingettes démaquillantes réutilisables, afin de les sensibiliser à une démarche écologique et responsable. Ta pièce favorite ? Le salon, c'est la pièce de vie, je bouquine, je travaille ici. J’aime l’ambiance cosy, le son de la musique qui inonde cette pièce. Ton souhait déco ? Un jardin d'hiver. La proximité des plantes me donne de l'énergie. L'objet dont tu ne te sépares jamais ? Mon parfum, toujours sur moi puis mes carnets. Tes boutiques favorites ? La boutique Bazarine. Karine ramène de jolies choses de ses voyages, elle créé des amulettes personnalisées. Elle m'a accompagnée dans la création de mon bijou que je ne quitte plus. Je chine beaucoup d'objets liés au champagne, je vais souvent à La Grange aux Couleurs. Tes spots rémois ? J'aime donner mes RDV au Wine Bar, j’y retrouve mes copines de l’association Les Pétillantes. J'aime manger au Crypto, une cuisine maison et accessible. J'apprécie les lieux qui ont une âme comme Centauréa. Contact : mesremoiseries@gmail.com...

J’AI TOUJOURS RÊVÉ DE TRAVAILLER… CHEZ KRUG

DIRECTEUR DE LA MAISON KRUG, DONT IL REPRÉSENTE LA 6e GÉNÉRATION, OLIVIER KRUG NOUS RACONTE, ENTRE DEUX AVIONS, SES PASSIONS, SES RÊVES ET SES PÉCHÉS MIGNONS. Comment vous décririez-vous ? Je crois être assez dynamique, enthousiaste sans limite quand un sujet me passionne (et il y en a…), généreux, plutôt facile d’accès et profondément rémois, fier de notre belle et grande ville. Je profite de sa vie culturelle riche et populaire, des Flâneries musicales à la Cartonnerie, sans oublier le Stade de Reims. J’adore entraîner les gens dans mes histoires. J’adore le sport, la musique et bien sûr les grands vins et les hommes qui les créent. Enfant, vous rêviez de devenir… Sans surprise… j’ai toujours rêvé de travailler… chez Krug. Je ne savais pas bien ce que cela pouvait être mais j’étais subjugué par les odeurs qui sortaient du cellier voisin de notre maison familiale, par les conversations passionnées que mon père Henri avait avec les vignerons chez qui il m’emmenait, et par le caractère mystérieux de grands visiteurs devant lesquels on me demandait de particulièrement bien me tenir. Si vous n’étiez pas « tombé dans le champagne », quel homme seriez-vous ?  Impossible ! Quelle ville saurait retenir le grand voyageur que vous êtes ?  Tokyo où j’ai eu la chance de passer les deux premières années de ma carrière. J’étais peut-être le premier Champenois à y être basé. J’y ai découvert, et peut-être stimulé, la passion des Japonais pour les grands champagnes. Je suis amoureux des multiples facettes cachées de cette culture si raffinée et hédoniste. Krug y est aussi connu que les plus grandes marques de luxe françaises. Il n’est pas rare que j’y sois reconnu dans la rue. Quel est votre péché mignon ? Je suis un supporter inconditionnel du Stade de Reims, qui restera toujours le "Grand Reims" dont me parlaient père et grand-père. Je suis souvent en tribune au milieu des supporters. Je suis aussi passionné de pêche au bar et prends un malin plaisir à rendre la vie à la plupart de mes prises. Celles que je garde finissent en très bel accord avec une grande cuvée. Qu’aimeriez-vous dire à votre arrière-arrière-arrière-grand-père, Joseph Krug qui fonda la Maison de champagne Krug ? Je lui dirais que nous sommes allés au bout de sa vision d’excellence avec nos partenaires vignerons dont les parcelles sont isolées, de la vigne au vin clair, pour donner autant d’individualités. Joseph aurait été fier de voir la force de cette relation qu’il savait essentielle à la création d’un grand champagne. À quelle époque auriez-vous aimé vivre ? Celle-ci me va bien. J’adore la gourmandise intellectuelle de la génération Millénium, le fait que le digital ait cassé les barrières de la connaissance pour les curieux d’esprit. C’est absolument génial dans notre domaine qui était parfois réservé à certains qui se proclamaient connaisseurs et se gardaient de partager. La relation est directe, franche et je me régale de ces échanges avec mon propre compte Instagram. Si vous pouviez effacer un épisode de votre vie… Les catastrophes du Japon il y a sept ans. Des amis dont les familles étaient touchées sont...