Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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DANS LA PEAU DE DIDIER VASSEUR, CHEF DE RANG AU GAULOIS

Concentré, rapide, discret. Didier Vasseur, 58 ans, est chef de rang au Gaulois. Un peu plus de 40 ans qu’il porte des plateaux. Ses premiers services, c’était au Cheval blanc, à Hirson. « J’avais 16 ans, je donnais des coups de main. » À 21 ans, « je me suis pointé place d’Erlon, et j’ai commencé à frapper aux portes. » Première brasserie où il se présente : le Gaulois. Il est embauché au Lion de Belfort. Jusqu’à ce que ses patrons rachètent… le Gaulois en 1985. En 1993, il reprend une affaire rue Jeanne-d’Arc puis revient, en 2007, pour ne plus le quitter, dans cet établissement qui compte aujourd’hui une trentaine d’employés et qui possède l’une des plus grandes terrasses de France. « On est dans le top 3. L’été, il y a 120 tables dehors. » Récit d’une journée marathon, une journée comme les autres. 6:15 - Lever, suivi d'un léger petit-déj : « Un café et des fruits surtout, pour les vitamines. » 7:30 - Didier rejoint les vestiaires du Gaulois. Chemise blanche et doudoune sans manche. Dans sa poche, son « carnet », un set de table en papier plié en douze. « Uniquement pour les grosses tables le midi, quand je sens que ça va être compliqué. » Mise en place de la terrasse, remplissage des salières et poivrières, pliage de serviettes… et déjà, les premiers clients arrivent. Des habitués. Il les accueille, prend les commandes, sert et se partage entre la salle et l’extérieur. « Il y a toujours quelque chose à faire. C’est vrai que c’est du sport. On court après le chiffre. » Didier travaille au pourcentage « depuis toujours ». 10:00 - Briefing avec l’équipe en cuisine, histoire d’être incollable sur les plats du jour. D’un oeil, il surveille les livraisons de marchandises, de l’autre la salle. Prêt à distribuer la carte, même aux enfants, et à dégainer son « bonjour, si vous avez choisi, je peux prendre la commande ! » Rien ne lui échappe. Son secret : « J’essaie de me mettre à la place du client pour deviner ses besoins. » 12:00 - « Là, c’est pas le moment de s’égarer. » Le rythme est soutenu. « La plus grosse journée, c’est le samedi. Les gens sont encore plus pressés que les autres jours. » Heureusement, Didier connaît sa carte par coeur et les habitudes de ceux qui l’appelent par son prénom. Il est partout à la fois. « Je sens quand c’est le bon moment pour intervenir. » 15:00 - Mini-pause pour déjeuner. 16:00 - C'est la « limonade », quand les gens viennent prendre juste un verre et refaire le monde. Sur son plateau, tout s’équilibre parfaitement. « Le plus lourd au milieu, les verres vers l’extérieur. » Sa journée de travail s’achève. Entre les cuisines, la caisse et les tables, Didier a parcouru une dizaine de kilomètres....

EMMANUEL EST À VOS PIEDS LE CHIMISTE QUI FABRIQUE DES SOULIERS SUR MESURE

  "Trouver chaussure à son pied ". Une expression qui fait sens pour Emmanuel Dardennes, docteur en Chimie de l’université de Reims, qui a travaillé 12 ans en Angleterre, et que rien ne prédestinait, si ce n’est la passion et l’amour du travail artisanal, à fabriquer des souliers. Deux ans et demi de cours à Londres, 8 mois sur Paris, il apprend toutes les techniques de façonnage et de fabrication de souliers sur mesure. C'est le Brexit qui le pousse à rentrer en France. Puis sa rencontre avec Virgile Faria qui l'amène à s’installer en octobre dernier dans les locaux de « La Cordonnerie Fantastique ». Il en faut du soin, de la patience et des compétences pour créer des chaussures. De la forme au patron, du chausson d’essai à la coupe, du piquage au montage, pas moins de 4 semaines sont nécessaires pour élaborer vos souliers. A partir de 1 600€ la paire, tout de même...

SHOPPING GOURMAND POUR CUISINER COMME UN CHEF

Lorsqu’on se sent l’âme d’un Top Chef et que l’on se lance dans une recette qui sort un peu de l’ordinaire, on bute parfois sur un ou deux ingrédients spécifiques. Poivre Timut, yuzu, fève tonka ou huile de truffes, où trouver à Reims ces ingrédients hors du commun qui blufferont vos convives ? La Fine Epicerie Pour les épices et produits haut de gamme Huiles rares (de noix de pécan, de pignons de pin et même de homard), vinaigres (à la figue ou aux fruits de la passion), moutardes et condiments, sans oublier les épices (sel noir d’Hawaï, baies de timur), tous les produits proposés par La Fine Epicerie sont singuliers et remarquables. Alors laissez-vous guider par la maîtresse des lieux pour choisir l’ingrédient qui fera toute la différence. 3 rue Courmeaux Il Fanano Pour les produits italiens. Pour rivaliser avec la cuisine de la mamma, on a besoin de produits de là-bas. Ça tombe bien, chez Il Fanano, les produits arrivent chaque semaine directement d’Italie. On adore les pâtes Gragnano (les seules ayant une IGP), le Lardo di Colonnata ou encore le pecorino à la truffe. Les bonnes épiceries italiennes ne manquent pas à Reims et on vous conseille également Fossati (4 place Jules-Ferry) et La Bottega Della Villa (7 rue de Mars). 5 rue Courmeaux L’Asie Pour les produits exotiques. Une envie de cuisiner chinois, japonais ou thaïlandais ? Foncez dans cette épicerie du haut de l’avenue Jean-Jaurès. Nouilles soba, galettes de riz, conserves de légumes exotiques, sans oublier un énorme choix de sauces, vous êtes ici dans la caverne d’Ali Baba de la cuisine asiatique. Vous serez parfois décontenancé par les étiquettes mais vous y trouverez forcément votre bonheur pour réaliser de délicieux plats dépaysants. 153 avenue Jean-Jaurès La cuisine à Lydia Pour la pâtisserie Les pâtissiers amateurs connaissent bien cette boutique pour sa large gamme d’accessoires de cuisine de qualité professionnelle, mais aussi de matières premières. Aux côtés de la poudre d’amandes et des pistoles de chocolat, on trouve quelques produits plus rares comme la crème de tartre, la pectine ou encore la pâte de pistaches. Autre alternative bien connue : Alice Délice dans la Galerie d’Erlon. 20 place du Forum Ladam Primeurs Pour les fruits et légumes. Les étals de Ladam Primeurs (maraîchers depuis quatre générations) débordent de fruits et légumes aussi bons que beaux, pour la plupart produits localement. Les plus exotiques sont soigneusement sélectionnés à Rungis pour nous offrir de véritables trésors gustatifs. On pense aussi au marché du Boulingrin le samedi matin, à celui de Jean-Jaurès le dimanche et Au Temps Des Cerises (10 place du Forum). 24 rue de Mars...