Edito

Si vous aimez le Reims branchouille et un peu sélect, le Reims confidentiel mais pas trop, le Reims à l’écart des grands lieux de passage et des galeries commerciales. Si vous aimez goûter les premiers rayons de soleil place du Forum avec un café et un bouquin, tester ce nouveau vin déniché par votre ami le caviste curieux, si vous adorez faire du cabotage entre les boutiques de fringues et que vous êtes obnubilé par la quête d’un petit meuble usé juste comme il faut pour votre chambre, alors ce magazine est pour vous…

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Architecture Archives - Instant Rémois
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LA BIBLIOTHÈQUE CARNEGIE

PAS BESOIN DE MONTRER PATTE BLANCHE POUR ENTRER À LA BIBLIOTHÈQUE CARNEGIE, ET ENCORE MOINS D’ÊTRE UN RAT DE BIBLIOTHÈQUE. L’IMPOSANT BÂTIMENT ABRITE BIEN DES LIVRES, Y COMPRIS DES COLLECTIONS TRÈS PRÉCIEUSES, MAIS C’EST AUSSI ET SURTOUT UN CHEF-D’OEUVRE ART DÉCO, À VISITER ABSOLUMENT. Pour les Rémois, Carnegie est une bibliothèque. Un bâtiment imposant, à l’ombre de la Cathédrale, dans lequel on ose à peine entrer tellement c’est beau. Pour le monde entier, Carnegie, de son petit nom Andrew, est un magnat américain philanthrope. Au lendemain de la Grande Guerre, il décide d’offrir une aide providentielle aux villes les plus ravagées par le conflit. Son objectif ? Promouvoir l’accès à la connaissance par la construction d’une bibliothèque. En France, c’est Reims qu’il choisit. La construction de la Bibliothèque est confiée à l’architecte Max Sainsaulieu en 1920. Son projet, au départ assez classique, évolue rapidement vers un projet novateur de style Art Déco. Il fait appel aux figures incontournables des arts décoratifs, dont le maître verrier rémois Jacques Simon. Et le résultat est exceptionnel. Si comme moi, vous aimez l’Art Déco, vous serez servis. Le hall d’entrée de Carnegie, avec son incroyable lustre et sa coupole peinte, annonce la couleur. Matières précieuses au sol et sur les murs (marbre vert, onyx blanc, bois nobles), verrière et baies vitrées stylisées, mobilier sur mesure, tout a été rénové en 2005 dans le plus pur style Art Déco. Seule exception à la règle : les luminaires, signés Philippe Starck ! Un dernier conseil d’amie : le samedi, si l’envie vous prend de profiter de la salle de lecture (qu’on croirait tout droit sortie d’un film), mieux vaut venir dès l’ouverture. Les places y sont chères ! Le trésor de la Bibliothèque… … n’existe pas ! Sabine Maffre, conservateur de la Bibliothèque Carnegie, nous le confirme : « Une bouteille de champagne remplie de pièces françaises et américaines a été déposée sous la première pierre de l’édifice. Mais notre vrai trésor, ce sont les collections qu’il renferme dans un cadre Art Déco unique ! »...

Levez les yeux et redécouvrez la place d’Erlon !

Surprenante architecture ! L’immeuble du 19, rue Marx-Dormoy, construit en 1924, domine la place. Il présente plusieurs éléments caractéristiques de l’art déco : les colonnes cannelées en référence à l’art classique, un jeu de plis élégant sous les fenêtres, les bas-reliefs aux motifs floraux stylisés -tout comme le vase qui orne la ferronnerie des balcons… La « maison-colonne » au n°80 de la place d’Erlon, une étonnante bâtisse à la façade étroite intégrant une colonne puissante surmontée d’un trophée. Des consoles très étirées soutiennent les balcons tout en courbes et contrecourbes : une réalisation représentative d'un style éclectique. Conçue par l'architecte Max Sainsaulieu (comme la bibliothèque Carnegie), la « Maison Ponchon », au n°24, est remarquable par ses céramiques vernissées et son volume élégant. L’immeuble d’une seule travée est également représentatif de l’étroitesse des parcelles de la place. L’original clocher baroque de l’église Saint-Jacques et ses dorures se laissent admirer depuis la place d’Erlon. Il remplaça la flèche gothique renversée en 1711 à la suite d'un ouragan. Détruit en 14-18, il ne fut reconstruit que très récemment, de 1987 à 1994. Merci à Véronique Palot-Maillart, guide conférencière   PAR ALICE...